Je n’écris pas les soirs où c’est l’éclate.

J’ai autre chose à faire comme profiter de la vie. Ce soir j’ai ce vieux sentiment de destruction qui me pourri la vie depuis que mon père a voulu nous flinguer. Bref. C’est un truc qui vient du fond, c’est une inscription au fer rouge, la marque du patriarcat, de la négation. Je ne comprend pas ce qui a pu faire que l’humanité ai pris ce chemin, je ne comprend pas pourquoi il est si difficile de redresser la barre, de rectifier la direction. Merde c’est dingue ce que c’est con d’avoir peur du changement. C’est même pas la peur de souffrir, puisqu’on souffre déjà, c’est même pas la peur de mourir puisque l’on meurt déjà.
J’ai relu les poèmes des années 2000… comme je suis maintenant loin de tout ça. Dans le fond, parce que dans la forme, j’en ai rien à faire. Les intellectuels, bourgeois de la langue et de la conceptualisation peuvent garder ça pour eux. Je suis celui qui s’exprime comme il s’exprime. C’est ma culture. Mes grands parents savaient à peine lire, j’ai lu des philosophes. On sait de quoi on parle ! Je n’ai pas besoin de 52 mots différents pour décrire la neige, j’aspire à inventer des mots plus important pour nous, pour notre survie dans ce monde qui nous est hostile.
Arrêtez de vous battre pour des définitions, inventons des mots à la pelle. Redécorons notre réalité aux couleurs de la vérité, de la complexité. On n’a pas besoin de conceptualiser dans l’abstraction. Tout est concret, fluide et possible.
Je ne publierai pas ce texte ce soir mais demain quand j’aurai trouvé une jolie vignette à lui coller dessus.
Je devrais aller me coucher mais je suis trop vénère pour ça, demain je serais trop fatigué. J’en ai marre d’être un homme, j’en ai marre d’avoir besoin d’attention, j’en ai marre d’être responsable, j’en ai marre de me soucier de tout, j’en ai marre d’en avoir marre. J’ai envie de me blottir dans un coin et oublier. Oublier et être heureux comme quand tout est la sans que cela pèse.

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